Rebecca - Du nord du Canada à la vallée de la Meuse
Pour la deuxième année consécutive, la famille Chambon a décidé d’accueillir un étudiant AFS participant au programme annuel scolaire. Changement de latitude pour eux, si l’on puis dire, puisqu’à une jeune Bolivienne allait succéder Rebecca la Canadienne.

Comme son patronyme ne le laisse pas présager, cette dernière est bien anglophone. « L’une des raisons qui m’a fait choisir la Belgique est qu’on y parle le français, raconte l’étudiante étrangère. Une bonne partie de ma famille est québécoise et quand je rentrerai je pourrai certainement mieux communiquer avec eux. » Pour elle, l’expérience de vie qu’elle a choisi d’accomplir s’est révélée riche en enseignements. C’est en s’intégrant dans cette famille de Bioul (près de Dinant et de Maredsous) en milieu agricole, qu’elle a pu tisser des liens très forts autour d’elle. « La structure familiale est plus forte ici que chez moi, analyse-t-elle après six mois de séjour. Outre le fait que l’on mange ensemble, la Belgique et ses courtes distances est aussi intéressante pour la facilité des communications et des transports. » Rien d’étonnant dès lors que la namuroise d’adoption (mais qui est originaire d’une région assez isolée au Nord du Canada) ait décidé de profiter de son périple pour visiter l’Allemagne, l’Espagne, la Grèce ou des villes telles que Paris et Barcelone.
Un bonheur réciproque
De son côté, sa famille d’accueil tire elle aussi un bilan très positif de l’expérience. Grâce à Rebecca, Marcel, Antoinette et leur fille Anne-Lise se sont ouvert l’esprit sur cette culture canadienne qui est souvent mal connue. « Pour moi, une promenade à traîneaux telle qu’on en voit dans le grand nord semblait une partie de plaisir, commente Antoinette Chambon, la mère d’accueil de Rebecca. Mais elle nous a appris qu’il n’y avait rien de simple à guider ces chiens. Et lorsqu’on a le malheur de lâcher les rênes, il vaut mieux savoir courir pour les rattraper. (rires) » En plus de son vécu « culturel », Rebecca a, au contact d’Anne-Lise, révélé sa personnalité et extériorise davantage ses émotions, selon Antoinette Chambon. Si sa vie sociale et ses amitiés sont séparées de celles de sa sœur d’accueil, la venue de nombreuses étudiantes étrangères d’AFS animent un foyer qui n’en demandait pas tant. « Grâce à toute cette jeunesse qui vient souvent loger à la maison, nous restons jeunes, poursuit Antoinette Chambon. Et puis, nous avons des activités communes avec Rebecca comme les marches ADEPS qu’elle affectionne tout particulièrement. » Un esprit sain dans un corps sain… Une recette antique qui fonctionne aujourd’hui encore.
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Francesco, de l’Italie à Beaufays
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