L’année d’échange d’Adrien en Allemagne
Une année de séjour en immersion en Allemagne qui lui a laissé plein de souvenirs dans la tête, voici le témoignage d’Adrien sur son échange avec AFS Belgique :
Une si belle aventure en Allemagne
« Il y a quatre ans, j’avais déjà entendu parler d’AFS et, plus généralement, des années d’échange, mais je n’aurais jamais cru que je serais parmi ceux qui prendraient part à ce genre d’épopée. J’étais timide, je n’aimais pas de quitter la maison, j’avais du mal à me faire des amis…
Et voilà que quelques ans après je me retrouvais à être l’équivalent d’une popular girl dans un pays que je ne connaissais pas, dont la langue est une purge à apprendre (ah on rigole bien quand on découvre qu’umfahren veut dire écraser et umfahren contourner, je plains les allemands qui passent leur permis de conduire), d’ainsi plonger la tête la première dans l’inconnu le plus total.
En Septembre 2024 j’arrivais – avec trois heures de retard, parce que la Deutsche Bahn se tient à sa réputation de catastrophe logistique – en Allemagne, au milieu d’autres étudiants de partout de par le monde, tout aussi perdus que moi. Je n’étais en Allemagne que depuis quelques minutes, et mon échange avait déjà la consistance d’un rêve. »
Une belle immersion en famille d’accueil
« Mais les autres étudiants d’AFS étaient loin d’être les seuls amis que je me ferais. J’allais bientôt rencontrer les personnes dont je serais le plus proche au cours de cette année : ma famille d’accueil, mes deux fantastiques papas allemands. Martin et Rush sont désormais tout autant ma famille que mes frères, ma sœur et mes parents belges le sont. Ô combien de fous rires, de débats, de questionnements et d’aventures nous avons partagées ensemble. Martin me donnait l’impression qu’il tomberait malade si me retrouvais à m’ennuyer tant il fit pour m’occuper. Je n’avais pas encore mis le pied en Allemagne que j’étais déjà inscrit à cinq mouvements de jeunesse différents, juste pour être sûr que je ne risquerais pas de me tourner les pouces. Il suffisait d’un rayon de soleil pour que nous partions en balade à vélo, je crois bien avoir vu toutes les pièces qu’on joua au théâtre de marionnettes, il prit même le temps de m’expliquer l’enfer bureaucratique des élections allemandes qui se déroulaient à l’époque. »
L’insertion à l’école
« Même mon premier jour d’école se passa incroyablement ! J’avais peur de passer sous le radar, étudiant d’échange oublié qui parlait à peine allemand, mais il ne fallut pas longtemps pour qu’un des élèves s’exclame en pointant dans ma direction : « Eh ! Mais toi aussi t’es un étudiant d’échange ! » Et en quelques secondes je m’étais fait les amis qui resteraient à mon côté jusqu’à la fin de l’année. »
Un bilan plus que positif
« Trop de choses, toutes plus incroyables les unes que les autres, se sont passées cette année pour tout relater ici. Il y eut les week-ends organisés par AFS, occasions de se retrouver avec un grand nombre d’autres étudiants d’échange, qui eux-mêmes vivaient tout un tas de géniales expériences en Allemagne. Un moment parfait pour partager nos traditions respectives (danses, chants… tout y passait). Qui aurait cru que l’Allemagne serait le pays où j’apprendrais à jouer à des jeux de cartes italiens ? Trop d’histoires à raconter oui, trop d’aventures, tant que je ne saurais même pas toutes me les rappeler…
Une fantastique aventure oui, et une qui n’aura pas été vaine : de retour en Belgique, non seulement j’ai un très bon niveau en Allemand et une aisance à l’oral que je n’aurais jamais eu d’une autre manière, mais je me trouve avoir plus confiance en moi, je suis plus indépendant… Cette année m’aura apporté bien plus que des souvenirs : elle m’aura fait gagner en maturité, elle aura fait de moi une autre personne, une qui sait que peu importe l’obstacle, ça ne peut pas être pire que de plonger tête la première dans un pays où chaque prise de parole est un risque de se tromper sur le genre ou le cas du nom à prononcer…
Que de souvenirs… encore aujourd’hui, j’ai ce doute, ce tout petit doute que cette année fut trop heureuse, trop exaltante, trop instructive pour être réelle, et que j’ai simplement rêvé, très longtemps, de cette fantastique expérience. Rien qu’à l’idée de tout ceux que j’ai rencontré, de toutes ces fantastiques personnes que je ne peux plus voir aussi simplement aujourd’hui que je ne le pouvais à l’époque, les larmes me viennent aux yeux. Quelle belle aventure, quel long rêve… si je devais recommencer, je le ferais cent fois et, à chaque nouvelle occurrence, je prierais pour que cette année ne cesse jamais. »





